14 mars 2009
Bashung parmi les étoiles ...
Salut l’Artiste !
Il avait chanté les "Vertiges de l'amour" et acquis un statut d'icône de la chanson française. Alain Bashung est décédé samedi après-midi à l'hôpital Saint-Joseph à Paris des suites d'une longue maladie, "entouré des siens", selon son tourneur Garance Productions. Il était âgé de 61 ans.
Interprète de "Gaby", "Vertiges de l'amour", "Osez Joséphine", "Ma petite entreprise", ou encore "La nuit je mens", Alain Bashung était l'un des artistes les plus appréciés de la profession, au style unique qui aura inspiré de nombreux chanteurs des générations suivantes.
Aussi discret dans le paysage médiatique que charismatique sur scène et innovant dans ses chansons, celui que "Les Inrockuptibles" avaient récemment qualifié de "dernier des géants" aura constamment évolué tout au long de quarante années d'une carrière qui l'aura vu abandonné l'image de chanteur léger et dilettante, due notamment à son tube "Gaby", pour un statut d'artiste inclassable à la fois reconnu par le public et admiré par ses pairs.
Du rock un peu kitsch, alimenté par une écriture automatique, de ses débuts, Bashung était passé à des titres plus ambitieux tels qu'"Osez Joséphine", "Madame rêve", ou "La nuit je mens" ou la profondeur des textes et l'audace des orchestrations semblaient à chaque fois plus poussées. Jusqu'à la reconnaissance de "Fantaisie militaire", sorti en 1998, considéré par beaucoup comme son album le plus abouti.
Son dernier opus "Bleu pétrole", peut-être le plus politique, était sorti il y a un an, en mars 2008. Dans "Résidents de la République", il y dénonçait le comportement de certains politiques: "Un jour je courrirai moins/ Jusqu'au jour où je ne courrirai plus" chantait-il avec humour dénonçant en filigrane, l'hyperactivité du président Nicolas Sarkozy. Le chef de l'Etat a rendu hommage samedi soir à un "prince", "un immense poète, un chanteur engagé", qui "marquera l'histoire de la musique" avec son "univers musical à l'esthétique sombre et élégante".
"Bleu pétrole" avait également été l'occasion d'une tournée en 2008, qui lui avait valu une de ses trois dernières Victoires de la Musique, le 28 février, cérémonie qui marquera sa dernière apparition publique. Très amaigri, le chanteur qui venait d'annuler des concerts, était tout de même venu sur la scène du Zénith chercher ses récompenses avec émotion. Avec 11 récompenses, Alain Bashung est, à ce jour, l'artiste le plus titré des Victoires de la Musique.
"Alain Bashung était un artiste atypique, un vrai chercheur musical", a réagi Pascal Nègre, PDG d'Universal Music France et ancien patron du label Barclay sur lequel Bashung était signé depuis ses premiers succès. "Même s'il a co-écrit la plupart de ses chansons, il avait cette capacité unique à donner à ses titres plusieurs niveaux de lecture qui lui ont permis de capter tous les publics", a-t-il déclaré à l'Associated Press.
Dans un entretien aux "Inrockuptibles" en juin 2008, Bashung disait ainsi être "incapable de faire une vraie chanson française". "Je n'ai toujours pas l'impression d'être un vrai chanteur français populaire", confiait-il, disant avoir "en permanence une idée d'éphémère".
Alain Bashung, de son vrai nom "Baschung", était né le 1er décembre 1947 dans le XIVe arrondissement de Paris, d'une mère d'origine bretonne et d'un père qu'il n'a jamais connu. Au début des années 1960, âgé d'une vingtaine d'années, il abandonne ses études de comptabilité pour se lancer dans la musique. Il chante ses premiers titres sous son vrai nom, avant d'abandonner le "c" de "Baschung" et de rencontrer au début des années 1970 Dick Rivers, pour qui il écrira plusieurs chansons.
Il croise ensuite l'auteur Boris Bergman, et ses premiers albums sortent fin 70. Si "Romans-photos" (1977) et "Roulette russe" (1979) restent relativement confidentiels, Bashung connaît le succès public grâce à l'album "Pizza" (1980) et ses tubes "Vertiges de l'amour" et "Gaby", deux titres qui lui ouvrent les portes des grandes salles de concert. Il collabore ensuite avec Serge Gainsbourg, alors en pleine période reggae, sur "Play blessures", qui sort en 1982.
Viendront ensuite "Figure imposée" (1983), et les années de collaboration avec le parolier Jacques Fauque sur "Novice" (1989), et "Osez Joséphine" (1991), album qui marque un virage artistique mais qui lui offrira pourtant un nouveau succès public avec le titre éponyme et "Madame rêve". D'autres tubes jalonneront les années 1990, tels "Ma petite entreprise" sur l'album "Chatterton" (1994), ou "La nuit je mens", issue de "Fantaisie militaire", plébiscité par la critique à sa sortie en 1998. Bashung reviendra en 2002 avec "L'Imprudence", avant "Bleu pétrole" en 2008.
Célèbre pour ses chansons, Alain Bashung était également acteur, et était notamment apparu au cinéma dans "Le Cimetière des voitures" en 1981, "Le Beauf" en 1987, "L'Ombre du doute" en 1993, "La Confusion des genres" en 2000, ou encore "La Bande du drugstore" en 2002.
Il était père de deux enfants. AP
Source NouvelObs.
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07 janvier 2009
Minima

-13°C !
On nous l’avait annoncé et ce n’est pas une surprise de constater qu’elle est au rendez-vous. !
Oui … la température la plus basse de la semaine !
Mauvais temps pour la vermine et les SDF qui ne sont pas à ranger dans la même catégorie …
Du haut de mon openspace je contemple le lever du soleil qui est toujours magnifique sur ma plaine briarde et je me dis que tout n’est pas forcément négatif dans la vie ...
Par contre, bosser à quelques centimètres d’une baie vitrée constituée de chambranles en aluminium, c’est un peu comme si j’avais la tête plongée dans un frigo !
Ma plaquette de beurre pourrait sans problème être conservée à bonne température sur le rebord de cette p#£&§# de fenêtre !
Mais bon, je ne vais pas me plaindre, il y a bien pire comme conditions de travail ...
Quoiqu’il en soit, il est urgent de garder ses noisettes bien au chaud !
Je parle bien sûr pour les hommes …
Quant aux femmes, je leur souhaite une belle journée et leur conseille vivement de redoubler de prudence si elles ont chaussé leurs talons ce matin !
09:16 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
31 décembre 2008
Bonne Année !!

A quelques heures de la nouvelle année, je tiens à vous exprimer tous mes Vœux pour 2009 !
Qu’elle vous apporte santé et prospérité, bonheur au quotidien et épanouissement dans vos activités et votre vie, en général.
Je vous souhaite également de l’Amour, beaucoup d’Amour !
A entretenir, préserver, découvrir ou tout simplement trouver, pour celles et ceux qui désespèrent de ne plus le vivre …
Je vous remercie de me suivre au fil des mots et des idées, en gardant à l’esprit cette notion de plaisir, que j‘apprécie avant tout.
Une pensée particulière aux femmes que j’affectionne, celles qui me font rire ou titillent ma libido. Celles que je lis avec intérêt et que j’admire. Celles que j’aime pour de multiples raisons. Celles que j’ai hélas perdues de vue. Celle que j’Aime avec déraison …
J’espère que vous passerez tous une très bonne soirée auprès des personnes que vous aimez et choyez. Amusez-vous bien !
Je vous donne rendez-vous en 2009 !
Je vous embrasse.
Philo.
18:42 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
11 décembre 2008
Excitation des papilles

J’avais promis une petite surprise à Fiso qui me fait souvent saliver quand je lis les nombreux récits de ses croisades gourmandes. Aucune connotation érotique dans tout ça, même si je pense qu’il y a dans le plaisir des papilles, l’expression d’une certaine forme de jouissance …
Bref, à l’approche des fêtes de fin d’année, il y a un événement incontournable qu’il ne faut absolument pas louper ici-même, dans le monde merveilleux de mon openspace. C’est le traditionnel repas de Noël concocté avec amour par le marchand de soupe qui gère le restaurant d’entreprise. Sur les quelques 230 jours de travail dans l’année, on ne se régale guère durant les 229 qui précèdent ce fameux repas !
Mais il faut bien avouer qu’à cette occasion, le prestataire met les petits plats dans les grands en nous conviant à de nombreux buffets où nous pouvons nous baffrer à volonté, et bien au-delà du raisonnable. Seul bémol contre lequel il devient difficile de lutter, c’est arrosé au Château La Pompe 2008, l’alcool étant interdit sur le lieu de travail …
Je vois bien que vous piaffez d’impatience, surtout dans le regard malicieux de Fiso !
Alors sans plus attendre, je vous livre le menu qui va bientôt ravir mes papilles :
Cocktail de bienvenue et son amuse-bouche maison
Huîtres de Vendée
Foie gras et ses compotes
Escargots en fricassée des bois
Langoustines et leur aïoli
Papillotes de Saint-Jacques aux petits légumes et chorizo
Bavarois de saumon aux concombres
Ronde de mini-cakes aux Saint-Jacques
Plancha de la mer
Mijoté d’autruche aux airelles
Carré de porcelet grillé
Chateaubriand rôti
Fondant de panais et figues
Tour de France des fromages
Sushi aux fraises et son fond de succès au coulis d’abricot
Fondue de chocolat et ses brochettes de fruits exotiques
Corne d’abondance de fruits
Brochette de pains
Boissons, café, ballotin de chocolats
J’ajouterai également que pour 5€, c’est quand même donné !
Rendez-vous en début d’après-midi pour mes premières impressions sur le sujet …
« 15h00 Update »
Voilà, je décomate quelque peu pour vous donner mes impressions sur le cru 2008 !
Le cocktail de bienvenue ressemblait fort à du yaourt liquide, aussi light qu’indigeste. Probablement très bio pour préserver le taux d’alcoolémie au niveau zéro, mais décevant côté lustrage des papilles …
Le foie gras à la coupe avec les compotes de figue et oignon était goulayant, mais je me suis servi avant l’arrivée du pain d’épice. Chui malheureuuuxxxxxx !…
Le reste des entrées s’est avéré tout à fait satisfaisant.
Une excellente note pour la plancha de la mer qui a remporté un vif succès, avec gambas et saumon grillé agrémentés d’une savoureuse vinaigrette aux dés de tomates parsemées d’herbes aromatiques ( si vous avez une recette je suis preneur ).
Après le poisson et les divers crustacés consommés depuis le début du repas, la viande parut un peu fade, bien que tendre …
Rien à dire sur les fromages, car j’attendais avec impatience pour me ruer sur la fontaine de chocolat chaud, une banderille de fruits exotiques dans chaque main !
Dommage que chocolat refroidisse si vite car j’aurais aimé sentir fondre sur ma langue l’ananas frais enrobé de chocolat brûlant …Bon, je me calme … C’était quand même délicieux !
Vint ensuite le « sushi aux fraises et son fond de succès au coulis d’abricot ».
Là je me suis carrément régalé !
Pourtant, arrivé au dessert, j’ai en général les dents du fond qui baignent. Mais aujourd’hui j’ai eu comme un ravivement de glotte en apercevant ce joli petit gateau. Quelques brindilles de biscuit caramélisé avant d’attaquer les fraises vautrées dans la crème chantilly. Puis une rondelle de génoise disposée sur une couche de gâteau de riz très onctueux et subtilement parfumé. Le tout soutenu par un tendre macaron avec lequel j’ai saucé le coulis d’abricot …
Deux clémentines là-dessus pour commencer à dissoudre les graisses et un bon café pour ne pas sombrer dans l’intense torpeur de l’après gueuleton !
Je n’ai pas eu à me plaindre dans l’ensemble, malgré le manque de vin pour relever les saveurs des plats proposés.
Le Château La Pompe du site étant dopé à l’atrazine, because les champs qui nous entourent, je me suis grisé avec une demie Quézac … Soyons fous !!!
10:07 Publié dans Pensée du jour | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
28 novembre 2008
Devoir de mémoire
Quand Kristin Schlinker, jeune étudiante de 18 ans, s’est mise à la recherche de documents pour un exposé de français, elle ne se doutait pas qu’elle allait faire une bien troublante rencontre avec le passé, dans la maison familiale de Meschede.
C’est dans le grenier que la jeune fille découvrit une valise qui dormait là, discrètement, depuis 1945. Elle contenait de quoi nourrir son exposé au-delà de toute espérance et lui permit d’obtenir une bonne note. C’est grâce à cela qu’elle fut encouragée à retrouver son propriétaire.
Kristin retrouva la trace d’un cousin éloigné qui transmit l’information par courriel à Alain Eymard, fils de George, détenu dans un stalag du côté de Dortmund de 1940 à 1945, après avoir été capturé sur les plages de Normandie. George Eymard travaillait dans une scierie et mangeait le midi dans une famille, les Schlinker.
Alain Eymard, 70 ans, n’a pas hésité une seconde à prendre le volant de sa voiture en compagnie de son épouse, pour parcourir les 800 km qui séparent son village de Ciel en Saône-et-Loire, de Meschede, en Allemagne.
La Famille Schlinker au grand complet les attendait sur le perron de la maison familiale. Kristin bien sûr, avec laquelle il put échanger quelques mots en français et une grande tante qui avait connu son père et qui était toute émue de serrer dans ses bras le fils de George.
L’accueil était chaleureux et l’émotion fut grande quand le fils du prisonnier ouvrit la valise de son père. C’était comme une bouffée de tendresse qui se mêlait aux sanglots de sa voix …
Son père avait gardé toutes les lettres de Mari-Lou, son épouse, ainsi que les photos d’Alain tout bambin, jointes aux courriers. Il y avait également un tableau peint par un copain de stalag et dédicacé à George, des affiches de spectacles de théâtre que le prisonnier organisait pour amuser les copains, avec les noms de tous ces comédiens amateurs.
Y figuraient également des menus gastronomiques de Noël fantaisistes, élaborés par jeu et humour, alors qu’il n’y avait probablement que des patates pour régaler leurs papilles. Mais le plus important était la copie d’un ausweiss au nom de la mère d’Alain Eymard, avec l’adresse, ce qui facilita grandement les recherches. Tout était en très bon état de conservation.
George Eymard, décédé en 2004, n’avait jamais parlé de cette valise, ne désirant pas s’épancher sur cette période de sa vie …

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08 novembre 2008
La Connerie

« La connerie c’est comme pour les piscines, il faudrait mettre des barrières autour pour que les enfants ne tombent pas dedans petits ! »
Didier Gustin - France 3 - 8 novembre 2008 - 12H13.

Illustrations : Grifil & Philippe Geluck.
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