15 octobre 2009

On engraisse bien les cochons

activia.jpg

C'est un pavé dans le pot de yaourt que lance un chercheur français dans la prestigieuse revue scientifique « Nature » de septembre 2009. Pour Didier Raoult, patron du labo de virologie de la Timone à Marseille, les yaourts et autres boissons lactées farcis aux probiotiques que l'on nous fait avaler depuis près de vingt ans auraient leur part de responsabilité dans l'épidémie d'obésité qui frappe les enfants.

Les probiotiques, vous savez, ce sont ces bactéries censées booster nos défenses immunitaires que Danone ajoute à la pelle dans certains yaourts.

On en trouve plus d'un milliard par pot d'Activia ou d'Actimel. Le hic est que « ces bonnes bactéries actives et vivantes », dixit Danone, sont les mêmes que celles utilisées depuis belle lurette dans les élevages industriels comme activateurs de croissance. En clair, pour faire grossir à vue d'œil cochons et poulets. Un porc gavé de probiotiques, c'est au moins 10 % de plus sur la balance. Apparemment, ça marche aussi fort chez les humains.

Et Didier Raoult de rappeler cette étude plutôt flippante. En début d'année, des chercheurs ont comparé la flore intestinale des obèses et des non-obèses. Et là, surprise, les premiers étaient bourrés de probiotiques, ceux qu'on trouve justement dans les yaourts « santé ». « On a autorisé pour l'alimentation humaine des activateurs de croissance utilisés dans les élevages, sans chercher à savoir quel serait l'effet sur les enfants », s'étonne le professeur.

Et celui-ci de réclamer dare-dare des études pour connaître le rôle précis de tous ces produits lactés dans l'épidémie d'obésité infantile. D'autant que les enfants ont droit aux mêmes concentrations de probiotiques dans leurs yaourts que les cochons et poulets. Faudrait peut-être que Danone cesse de tourner autour du pot...

Source lecanardenchaine.fr N°4633 du 12 août 2009

activia2.jpg

 

12 juin 2009

Fabrication d'un président

sarko.jpg

 

 

Il est toujours bon de se rappeler ce qui peut séparer la vie d’un homme politique, de nos propres destins. Cela est fort utile, avant de déposer son bulletin dans l’urne …

 

 

Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d'un noble hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l'Armée rouge, et d'Andrée Mallah, une juive originaire de Thesallonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée. Sa mère est devenue la secrétaire d'Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l'Assemblée nationale.

 

Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l'existence d'une organisation criminelle secrète « l'Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l'Europe et l'Amérique, la fameuse « French connexion » qu' Hollywwod devait porter à l'écran. S'appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, Time cite le nom d'un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n'est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d'alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l'Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l'Assemblée Nationale et échappe même à un « suicide ».

 

En 1977, Pal Sarközy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l'administration centrale du département d'État des États-Unis. Elle l'épouse et s'installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c'est bien connu, son mari n'est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu'il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d'État.

 

À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d'autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n'est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.

En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s'étant inscrit au barreau, épouse la nièce d'Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu'avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l'île de beauté, à Vico, et imagine de corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi.

 

L'année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque. Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l'épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l'époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.

 

Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s'empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu'il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues. La rupture est brutale et sans retour entre les Chirac et Nicolas Sarkozy.

 

En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle. Pompidou, refuse d'être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l'Intérieur. S'il conserve la haute main sur la majiruana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d'honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.

 

À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l'unissent au porte-parole du gouvernement français. C'est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l'on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c'est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l'élection présidentielle, et sera battu..

Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d'hier sont près de s'entretuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés. Mais Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot.

 

La traversée du désert

Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy à distance. L'homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers. En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce qui n'en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l'homme le plus riche du pays).

 

Dernier acte

Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d'abord l'élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l'élimination du principal rival de droite et l'investiture du parti gaulliste à l'élection présidentielle, enfin l'élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d'emporter l'élection présidentielle.

 

Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d'un promoteur immobilier. Avant de décéder d'une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d'un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, qui la fait parvenir indirectement à la presse. Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l'écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.

 

Sarkozy exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l'Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et  le renseignement intérieur qu'il utilise pour noyauter les grandes administrations. Assassinat du préfet Erignac. Il s'occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné. Bien qu'il n'ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d'un député socialiste. Faisant fi de la présomption d'innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant le suspect d'être l'assassin.

 

C'est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l'Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l'île. Quoi qu'il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. Bien qu'Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n'a été trouvée contre lui. Étrangement, l'homme s'est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu'il sait. Nous révélons ici que le préfet Érignac n'a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, Igor Pecatte, immédiatement exfiltré vers l'Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d'Érignac. Il était  responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération.

 

Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l'élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison. En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c'est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur. Villepin se défend de ce dont on l'accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy.

 

Reste à neutraliser les candidatures d'opposition. Les cotisations d'adhésion au parti socialistes sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d'extrême gauche s'est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l'équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n'est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn.

 

Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l'élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d'éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu'il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal. L'opération est possible parce que Strauss-Kahn, d'origine juive marocaine, est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu'il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l'université, Condoleezza Rice. Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international.

 

Premiers jours à l'Élysée

Le soir du second tour de l'élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet's. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l'Union corse » est  aujourd'hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d'invités s'y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos. Puis le président élu s'offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s'y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.

 

Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu'il signe n'est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous. Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l'ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).

 

Nicolas Sarkozy s'appuie avant tout sur quatre hommes : Claude Guéant, secrétaire général du palais de l'Élysée. C'est l'ancien bras droit de Charles Pasqua. François Pérol ( qui vient de prendre du galon) , secrétaire général adjoint de l'Élysée. C'est un associé-gérant de la Banque Rothschild. Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique , fils de l'ancien directeur de l'Agence juive. Ambassadeur de France à l'ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush. Alain Bauer, l'homme de l'ombre. Son nom n'apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Petit-fils du Grand rabbin de Lyon, ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security  Agency états-unienne en Europe. Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l'indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l'indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.

 

Kouchner, un juif d'origine balte, a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d'Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l'ONU au Kosovo. Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.

 

Pour complèter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l'Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobying pour le compte de Lockheed Martin contre  l'avionneur français Dassault.

 

Nouvelle escapade durant l'été. Nicolas, Cécilia, leur maitresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d'affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur pur sucre qui s'exprime dans Commentary, la revue de l'American Jewish Committee. La réussite de Nicolas rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d'Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr.) directeur d'un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden). Devenu le 5e noueur de deals dans le monde, il gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.

 

La côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L'un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l'attention du public avec de nouvelles « people stories ». L'annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale. Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l'artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c'est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l'épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d'Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.

 

A suivre …

 

  

 

10 février 2009

Les totaux de Total

 

Total.jpg

 

AFP, 06/02/2008, 14 h 00 - Fraude massive chez Total

 

On apprend ce matin que la compagnie pétrolière, fleuron de l'industrie tricolore, longtemps enviée pour son mirifique bénéfice de 13 Milliards d'Euros, fera cette année un résultat net de 1 euro.

 

Cette perte de 13 Milliards est due aux prises de position frauduleuses d'un ingénieur du groupe, agissant seul et au delà du pouvoir d'engagement qui était normalement le sien.

 

Chaque nuit, depuis 6 mois, il interceptait deux super tankers de brut à leur départ du champs de Moho - Bilondo, riche producteur du Golfe de Guinée, tout en surveillant la dérivation du pipe line Russie-Europe qu'il avait installé pendant ses RTT et la dizaine de têtes de puits sous-marines clandestines posées pendant ses congés d'été. Trompant la supervision active de ses supérieurs, et sans que ceux-ci aient le moindre doute, il transférait 550000 barils de brut quotidiennement dans la citerne de sa maison de banlieue, adroitement camouflée sous le jardin. Conduisant seul ses camions citernes, il n'avait jusque là pas éveillé le moindre soupçon en garant les 550 semi-remorques dans l'étroit espace sis devant sa maison.

 

A l'insu de son management, il écoulait les cargaisons de brut sur le marché gris, en dehors des plates-formes de trading de gré à gré londoniennes, sous une fausse identité, engrangeant les profits dans un compte anonyme à Zurich.

 

Cet ingénieur, ancien stagiaire de l'entreprise dans une station service du périphérique parisien, a mis à profit sa connaissance approfondie des procédés de comptage des pompes pour tromper les procédures de contrôle extrêmement pointues mises en place pour éviter de telles actions.

 

La direction de Total affirme qu'elle n'a appris la fraude qu'au dernier moment, et que l'employé indélicat ne s'est à aucun moment personnellement enrichi aux dépens du groupe.

 

La famille de l'ingénieur le décrit d'ailleurs comme un individu fragile et sans histoire qui avait du mal à payer le plein de kérosène de son Falcon 900. Les ressources humaines l'évaluaient comme un individu sans ambition ni génie particulier.

 

Son gestionnaire de carrière évoque un personnage sans relief, incapable de la moindre initiative.

 

Le PDG rassure les actionnaires en leur signalant que, malgré ces pertes abyssales, le Groupe ressort de cette affaire renforcé, et que les réserves stratégiques de pétrole restent au plus haut. Pour le dirigeant, rien de grave dans une affaire somme toute, complètement sous contrôle et très saine. Le dividende de cette année restera donc stable, tout en accompagnant une augmentation du prix du litre de super encore indéterminée, permettant des économies de carburant favorables à l'environnement.

 

La revente, ce week-end de plus de 1.2 Milliards de barils a causé un impact considérable sur le marché international des hydrocarbures, accentuant par là même, dans un effet de levier immédiat, la baisse du prix du baril. Le gouvernement français assure que Total n'est pas responsable de la chute immédiate du prix à la pompe pour compenser ce redressement pharaonique.

 

Selon le ministère de l'Intérieur, la fraude a été découverte lors d'un contrôle de routine sur l'autoroute, lorsqu'un paysan du Quercy a été intercepté avec un jerrycan de fuel provenant d'une cargaison douteuse.

 

Cette anomalie n'a pas échappé aux limiers de la brigade financière, qui interrogent actuellement le suspect.

 

Il a reconnu les faits, et signale que l'ensemble de l'argent issu des transactions est certes parti en fumée, mais qu'il n'y a là aucune malversation, "de nombreux milliards de barils restant à découvrir".

 

Des rumeurs de rachat de Total par le groupe alimentaire allemand Lidl parcourent actuellement les places financières.

 

Le PDG du groupe a renoncé à son salaire des dix prochaines années, en expliquant notamment que ses 150 millions d'euros de prime de fin d'année suffiront à lui maintenir un niveau de vie proche de celui du public.

 

La perte financière, représentant quant à elle, 10 825 000 années de SMIC, signifie qu'il sera nécessaire de réévaluer les processus de retraites et justifie un plan d'austérité sans précédent. Le président a déclaré que la "France qui se lève tôt" devra avancer son réveil d'un quart d'heure.

 

Le milieu pétrolier se dit profondément désolé de cette perte de pétrole et jure qu'on ne l'y reprendra pas.

 

 

Sources diverses internet.

 


Plaisanterie mise à part, on entend beaucoup parler de Total en ce moment vous ne trouvez pas ?

Un peu beaucoup à l’origine du mécontentement et des grèves qui se prolongent et s’étendent en Guyane, Martinique et Guadeloupe, où  le prix du carburant a littéralement flambé au risque de mettre en péril les réserves de rhum agricole, ce n’est pas l’effet sournois de la crise mondiale qui a créé ses tensions, mais plutôt la situation de monopole du géant du pétrole dans les DOM-TOM.

Autant dire qu’ils en profitent …

 

Il n’y a pas de petites économies même si Total affiche pour 2008 près de 15 milliards d’euros de bénéfices. Il se sont pourtant fait épingler par l’URSSAF pour une fraude qui dure depuis vingt cinq ans, une paille !

400 cadres qui travaillent sur le sol français pour Total Gestion International, ne seraient pas déclarés en France comme c’est la règle pour tout salarié d’une entreprise implantée sur le sol français, mais là où réside le siège social de la filiale de Total, à savoir : Genève !

En Suisse, les cotisations sont deux fois moins élevées que chez nous …

 

Sont malins chez Total …

 

 

 

 

16 janvier 2009

Motus et Bush cousue ...

 

Suivi accru des TV et du web pour éviter les dérapages sur Gaza.

 

Le gouvernement français a décidé de renforcer la surveillance des programmes télévisés et d'internet pour prévenir "dérapages" et "appels à la haine raciale" en lien avec le conflit israélo-palestinien, annonce François Fillon.

 

Le Premier ministre a chargé Isabelle Falque-Perrotin, présidente du forum des droits sur internet, de cette mission, en coordination avec le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA), qui exerce déjà une veille sur les programmes.

"Nous avons demandé au CSA et à une personnalité de conduire un travail plus approfondi sur ce qui se passe sur les chaînes de télévision et sur internet s'agissant de dérapages qui sont des appels à la haine raciale et à la violence raciste et antisémite", a dit le Premier ministre.

"Il suffit de se promener sur internet pour voir que des blogs (...) comportent des propos d'une violence inouïe, que ce soit contre Israël ou contre les Palestiniens", a-t-il ajouté, à l'issue d'un comité interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme.

"La responsabilité de chacun en ce moment, c'est de faire en sorte qu'on appelle au calme et qu'on ne dérape pas", a souligné le chef du gouvernement.

 

 

gaza.jpg

 

 

Ouf !… J’ai bien fait de ne pas réagir de manière passionnée sur ce conflit, bien que cela me démange depuis un bon moment !

 

C’eût été pure folie que de porter un jugement objectif hâtif sur la réaction d’Israël contre les attaques du Hamas. L’offensive militaire déployée sur la terre de Gaza me semblait quelque peu démesurée, mais je pouvais me tromper, alors …

 

Il a quand même fallu attendre que le compteur dépasse le nombre fatidique du 1000lier de morts pour prendre conscience qu’ils y allaient peut-être un peu fort les israéliens. Et puis bombarder un hôpital, tirer sur des ambulances ( déjà 13 ambulanciers palestiniens de tués ), viser un bâtiment de l’ONU, réduisant en cendres l’aide humanitaire qui venait juste d’arriver, ce n’est pas très cool ...

 

Cherchent-ils vraiment à précipiter leur fin, en poussant le bouchon un peu trop loin ?

 

Non, pas les palestiniens ...Israël !

 

Encore une manifestation flagrante du syndrome du lemming qui les ronge depuis la création de l'état hébreux.

 

A quoi bon jouer les prolongations de ce match perdu d’avance …

 

Fort heureusement, je ne tiens absolument pas à aborder ce sujet épineux !

 

 

 

 

 

22 octobre 2008

C'est la crise !

Les krachs du chômedu

20080229TraderWinner.jpg

 

Ils bouffent à tous les râteliers, ces « Frenchies » de la City !

Nos jeunes loups de la finance sont les premiers à débiner le système français, mais sitôt virés ils reprennent l’Eurostar pour toucher les allocations-chômage plus confortables qu’en Angleterre…

 

« Le Point » (18/9) nous révèle cette combine sacrément gonflée : il suffit de retravailler une journée en France pour toucher les Assedic, soit 57% du salaire gagné outre-Manche, contre 75 livres d’alloc’ par semaine dans le rachitique régime britannique ! Une journée et surtout moins d’un mois, sinon le montant des Assedic est calculé sur le nouveau salaire français.

 

« Les traders, qui connaissent la combine, optent le plus souvent pour un petit job au McDo ou dans une agence d’interim », explique « Le Point ». Mais une journée de baby-sitting payée en chèque emploi-service peut suffire : « Huit heures avec un biberon dans la main au lieu du BlackBerry, et c’est le jackpot ! ». Avec leurs salaires de traders, nos expat’ touchent facilement le plafond des Assedic, soit tout de même 6 366 euros par mois pendant vingt-trois mois !

 

« Juste de quoi payer mes billets d’avion et mes factures de téléphone », explique l’un de ces chômeurs de luxe rencontrés par « Le Point ». Et ingrat avec ça !

 

Article du « Canard », le 24/09/2008.

  

 

D’autres chiffres pendant que nous y sommes …

Il n’aura fallu que quelques jours pour débloquer les centaines de milliards de dollars nécessaires pour contrer les 1000 milliards de perte, de la crise financière.

On estime par contre que 22,2 milliards d’euros seraient nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde …

 

« Quel sera le coût si nous n’éliminons pas la faim dont souffrent tant d’êtres humains ? La Banque mondiale a conclu que, chaque année, la malnutrition engendre une perte de 46 millions d’années de vie productive, soit un coût annuel de 16 milliards de dollars, ce qui représente plusieurs fois le coût nécessaire pour éradiquer la faim et transformer cette perte en gain productif. ».

Le coup réel de la faim par George McGovern

 

 

Photo : Traders de la City.

10 octobre 2008

Ca carbure sec !!

carburant.jpg

Prix actuel du carburant hors Europe.

Afghanistan Essence Normale EUR 0,43

Algerie Diesel EUR 0,11

Aserbaidjan Diesel EUR 0,31

Egypte Diesel EUR 0,14

Ethiopie Super EUR 0,24

Bahamas Diesel EUR 0,25

Bolivie Super EUR 0,25

Brésil Diesel EUR 0,54

Chine Ess. Normale EUR 0,45

Equador Ess. Normale EUR 0,24

Ghana Ess. Normale EUR 0,09

Groenland Super EUR 0,50

Guyane Ess. Normale EUR 0,67

Hong Kong Diesel EUR 0,84

Inde Diesel EUR 0,62

Indonésie Diesel EUR 0,32

Irak Super EUR 0,60

Kazakhstan Diesel EUR 0,44

Qatar Super EUR 0,15

Kuweit Super EUR 0,18

Cuba Ess. Normale EUR 0,62

Libye Diesel EUR 0,08

Malaisie Super EUR 0,55

Mexique Diesel EUR 0,41

Moldavie Ess. Normale EUR 0,25

Oman Super plus EUR 0,20

Peru Diesel EUR 0,22

Philippines Diesel EUR 0,69

Russie Super EUR 0,64

Saudi Arabie Diesel EUR 0,07

Afrique du Sud Diesel EUR 0,66

Swasiland Super EUR 0,10

Syrie Diesel EUR 0,10

Trinidad Super EUR 0,33

Thailande Super EUR 0,65

Tunisie Diesel EUR 0,49

USA Diesel EUR 0,61

Venezuela Diesel EUR 0,07

Etats Arabes Unies Diesel EUR 0,18

Vietnam Diesel EUR 0,55

Ukraine Diesel EUR 0,51

Cherchez l’erreur ...

 

 

06 octobre 2008

Rebelle !!!

get_smart_shoe_phone.jpg

 

 

Non je ne veux pas d’un ordinateur portable !

 

Je ne suis pas du tout réfractaire à l’utilisation du portable, bien au contraire. D’ailleurs j’en possède un et je trouve cela très pratique de pouvoir surfer sur le web en passant du canapé aux toilettes sans devoir abandonner sa connexion. Je plaisante …

 

Mais au travail, ce petit objet ( car il devient de plus en plus petit savez-vous ? ) est très envahissant et il commence à sérieusement m’agacer !… Je trouvais drôle il y a quelques années de voir déambuler dans les couloirs nos chers cadres dynamiques avec un agglomérat de filasse, souris, alimentation et fameux PC portable, mais cela ne me polluait pas trop la vie …

 

De nos jours, à l’heure du numéro Genesys et autre Sametime, c’est devenu la course à la Web Conférence. Sans wifi à tous les étages ou câble réseau, nous sommes perdus. Avant même de prendre la moindre décision, il faut programmer un Sametime !… Et le moment venu, c’est à celui qui arrivera le premier en salle de réunion pour piquer l’une des sucettes disponibles. La sucette n’est autre que la merveilleuse prise RJ45 qui nous ouvre sur le monde extérieur et que chacun s’arrache. Mais pourquoi venir en réunion pour immédiatement chercher à s’en échapper me direz-vous ? Bonne question !

 

Dans le passé, les rencontres étaient très animées autour de la table, avec des gens qui vous regardaient droit dans les yeux et frappaient du poing à l’occasion. On discutait technique, on défendait son bout de gras et on était souvent content du résultat. Aujourd’hui, c’est assez consternant, pour peu que vous animiez la réunion. Enfin … animer est un bien grand mot. Ne pas trop prendre sur le temps des autres car l’activité principale du soi-disant « participant » est de traiter son courrier !…

 

Pendant que vous commentez vos planches projetées à l’écran, chacun a le nez rivé sur le sien d’écran, tout en vous écoutant d’une oreille distraite. C’est assez affligeant ! Mais il y a pire encore … Genesys !

 

Le Genesys a été une grande avancée avec le téléphone main-libre, vers la débilité du système et de ceux qui l’emploient. On a commencé à voir des personnes tourner en rond dans leur bureau, et surtout, à les entendre !… Pour être certain de ne rien perdre du discours des multiples interlocuteurs mâchouillant un anglais local, le volume devait être poussé au maximum bien sûr. Déjà pour montrer que l’on travaille ( sic ! ) et que nous profitions du spectacle, en fonction du décalage horaire …

 

L’aménagement en openspace à mis fin au téléphone main-libre, donnant une allure de hot line à nos bureaux paysagers. Le micro-casque a remplacé le tournoiement en rond, longueur de fil oblige …

 

Le Sametime, la présentation interactive, est un progrès si cela est employé à bon escient. Pouvoir partager des documents en temps réels avec d’autres participants permet de progresser dans la compréhension d’un problème, et sa résolution. Oui, je n’ai que des problèmes à résoudre dans mon satané boulot …

 

Mais le Sametime commence à être servi à toutes les sauces !… Cela devient une excuse pour ne plus participer à une réunion, les gens n’hésitant plus à vous dire en réponse : «  Vous me communiquerez le numéro Genesys et le code Sametime au cas où … »

Ben voyons !!

 

Bref, je ne veux pas d’un ordinateur portable avec un affichage timbre-poste alors que la mode est 24 pouces wide …

 

Oui, je suis un rebelle !!